Un petit état des lieux de la situation…

Ça fait 3 mois qu’il n’y a aucune publication sur le site.

Ces 3 mois ont été consacrés à un travail très important sur le terrain afin de pouvoir remplir notre premier objectif, à savoir la production des fraises. Si vous suivez la page Facebook, vous avez pu constater que de ce côté-là, ça démarre plutôt bien depuis le 2 Mai, et surtout depuis mi-Mai, avec une grosse production pour un lieu comme le nôtre. Nous avons actuellement, en comparaison pure, doubler la production de l’an dernier sur ce seul mois de Mai (il n’y a pas trop de mal tant l’année dernière a été catastrophique au niveau météorologique).

Mais nous avons aussi utilisé ce temps afin de mettre en culture beaucoup plus d’espaces que l’an dernier, nous avons fait beaucoup plus de semis et commencé les transplantations pour bon nombre de ces semis.

Les premiers résultats sont très encourageant pour nous, ils sont surtout visuels dans un premier temps, et ensuite ils sont aussi gustatifs.

Nos semis d’Automne ont donné ce qu’ils avaient à donner (épinards, mâche, pois, fève, par exemple) avec des récoltes précoces car sous serre froide. Nous mangeons depuis 2 mois nos fèves, pois, carottes, navets, mâches et, quelque part, nous en sommes fiers.

Mais comme tout ne se résume pas à des semis et des récoltes, pas chez nous en tout cas, nous avons voulu faire les choses bien, surtout depuis l’été dernier, un été sans eau tombant du ciel. Ils nous a fallu énormément de réflexion et de réalisations, mais nous pensons avoir enfin passer un cap.

Quel est donc ce cap ?

Ce cap, c’est le début de la création d’un écosystème, le but initial que nous nous étions fixé, c’était il y a 7 ans déjà, avant le début de l’aventure des Permafraises.

Si comme notre nom l’indique, une des sources d’inspiration est la permaculture, elle est loin d’être la seule, elles vont des expériences personnelles en passant par le jardinage naturel avec une dose d’agroécologie et d’autres influences encore, sans les côtés mystiques qui y sont souvent associés. Nous parlons à nos plantes d’accord, c’est vrai, mais de là à les déifier ou quelque chose dans le genre, non.

Cette année est donc particulière en bien des points, nous avons une récolte très précoce et qui dure encore en ce moment, nous prenant beaucoup de temps. Nous avons 2 serres supplémentaires, dont une auto-construite, qui contiennent semis et plants en pleine terre, ce qui implique une gestion de notre temps plus serrée et en ce moment des journées à rallonge.

Il ne s’agit pas de s’en plaindre, c’est juste un constat de fait.

Mais ce constat va bien au-delà, car nous pensons être au début de la création de cet écosystème, car notre terrain a aujourd’hui un fonctionnement avec une certaine autonomie. je vais prendre un exemple simple, parmi des dizaines possibles, un exemple que je vois souvent sur bien des groupes sur le potager, sur la permaculture ou autres groupes dans le même genre, les limaces. Combien se plaigne des ravages causés par ce petit être qui est pourtant essentiel dans un jardin, il est l’éboueur de la surface de nos sols (entre autre) et certaines fois, il est l’éboueur de lui-même (certaines limaces mangent d’autres limaces). En créant les conditions nécessaires à son apparition en nombre, on crée aussi les conditions de retour de ses prédateurs, mais ça prend du temps. Cette année, nous avons bien des limaces, mais les prédateurs de retour font leur travail chaque jour et chaque nuit. Résultat, pas besoin de sortir en pleine nuit avec une lampe faire « la chasse » ou bien de disposer des pièges, la régulation se fait seule, les conditions étant réunies.

La création d’un écosystème ne s’arrête pas aux limaces, mais englobe tout le vivant. Nous sommes parti d’une prairie pour arriver à ceux que vous allez voir sur les photos qui suivent. Tout ceci a demandé et demande encore un suivi, des efforts et une adaptation constante de notre part, car l’équilibre obtenu est fragile. Nous pensons être sur la bonne voie, pour l’instant ça donne l’air d’être le cas, nous verrons bien d’ici quelques semaines et mois.

Voici donc, avec de nombreuses photos, où nous en sommes cette année.

Faire vivre ensemble tout ce petit monde peut sembler aisé lorsque l’on voit ces photos, mais c’est vraiment un attention quotidienne, un soin particulier pour chaque partie du terrain, pour chaque plantes, arbres, arbustes presque.

Le bonheur d’entendre les bourdonnements et les chants des oiseaux nous donnent de l’enthousiasme mais n’enlève pas la fatigue et un certain stress.

Nous n’avons jamais eu de ravage, de maladie non repérée et non traitée naturellement (bien que très rare en fait), nos pieds de fraises vivent leur vie, jusqu’au bout, pendant quelques années. Les framboises gagnent à tel point que nous allons être obligés de les limiter dans l’espace qu’elles occupent. Les grimpants grimpent, les rampants rampent, à leurs rythmes, nous n’imposons pas grand chose, sauf lorsque nous ne pouvons plus passer du tout. Nous laissons la vie se faire et elle nous le rend bien, surtout en ce moment, avec la meilleure récolte de fraises que nous ayons eu jusqu’à présent. Et les framboises vont arriver, et elles aussi sont très prometteuses. À moyen terme, nous aurons aussi des fruits, les poires et les pommes s’annoncent bien pour cette année, mais aussi quelques abricots (les premiers), des coings, des prunes, des nectarines, des pêches, des amandes, des noix, en complément des mures et bien sûr d’autres fraises tout au long de l’été et d’une partie de l’automne.

Pour nous, c’est ainsi que devrait être l’agriculture de demain. Alors nous essayons…

J’espère que vous aurez compris pourquoi nous préférons que les gens viennent à nous, car nos fraises sont indissociables de ce terrain, et que nous voulons aussi le partager avec vous, au-delà de nos fraises si délicieuses au demeurant.

À très bientôt pour visiter sur place, pour entendre la vie de la nature.

Publicités

Bienvenue à « l’Usine »…

Même si ça peut paraître un peu rude comme appellation, nous avons notre « Usine » désormais, mais une usine pour le naturel bien sûr.

Notre usine sera celle des semis, des boutures, des transplants ou autres joyeusetés du genre, toutes en rapport avec ce que nous allons cultiver à partir de maintenant (ou presque).

Cette usine nous permettra donc de lancer nos semis en toute saison, elle nous permettra de faire nos boutures et de les garder « au chaud » en attendant la transplantation, mais aussi de cultiver pour avoir une saison plus longue, avec des fruits et légumes que nous aimons. Car nous pensons que nous ne cultivons bien que ce que nous aimons, et encore plus ce que nous aimons manger.

Cette usine est entourée de « bacs » de construction maison, certains de 3m de long, certains de moins de 2m et d’autres de 1m. Nous voulons avoir une  diversité la plus riche possible tout autour, autant qu’à l’intérieur.

Vue d'ensemble, nous sommes devant l'entrée de l'Usine
Vue d’ensemble, nous sommes devant l’entrée de l’Usine
Sur le côté gauche, les bacs de différentes longueurs posés pour tenir la bâche
Sur le côté gauche, les bacs de différentes longueurs posés pour tenir la bâche
Les bacs sont occupés par des pieds de fraises protégés par des aiguilles de pin
Les bacs sont occupés par des pieds de fraises protégés par des aiguilles de pin
Côté droit, petit bac tenant la bâche avant, et la suite de bacs pour tenir la bâche de toit
Côté droit, petit bac tenant la bâche avant, et la suite de bacs pour tenir la bâche de toit
De la même manière, des pieds de fraises dans les bacs
De la même manière, des pieds de fraises dans les bacs

L’intérieur est composé d’emplacement de semis accueillant soit nos « auges », soit nos pots. Il y aura aussi des cultures au printemps prochain, avec des bacs bois permettant un espace suffisant pour y mettre par exemple des tomates.

Vue d'ensemble de l'intérieur de l'Usine
Vue d’ensemble de l’intérieur de l’Usine
1ère partie du bac central, carottes, radis, fèves...
1ère partie du bac central, carottes, radis, fèves…
2ème partie, la même chose, avec sur le chevron bois, une chayotte qui a décidé de partir plus tôt et un fenouil...
2ème partie, la même chose, avec sur le chevron bois, une chayotte qui a décidé de partir plus tôt et un fenouil…
Côté gauche (Sud), nous avons dans la 1ère partie du bac des pois et des carottes
Côté gauche (Sud), nous avons dans la 1ère partie du bac des pois et des carottes
2ème partie, même chose
2ème partie, même chose
Côté droit (Nord), nous avons des pois et de la mâche
Côté droit (Nord), nous avons des pois et de la mâche
2ème partie, nous avons (ou avions) des fèves et de la salade (les fèves ont subi une petite attaque d'un assaillant inconnu à ce jour)
2ème partie, nous avons (ou avions) des fèves et de la salade (les fèves ont subi une petite attaque d’un assaillant inconnu à ce jour)
Second bac central
Second bac central
1ère partie, fèves et salades
1ère partie, fèves et salades
2ème partie, pois et mâche
2ème partie, pois et mâche
Ce bac n'est pas encore en activité, il sert pour l'instant d'accueil pour les auges contenant les pots de nos boutures et plants
Ce bac n’est pas encore en activité, il sert pour l’instant d’accueil pour les auges contenant les pots de nos boutures et plants
Encore des boutures et des plants divers et variés sur le côté Nord
Encore des boutures et des plants divers et variés sur le côté Nord
Vue sur l'entrée, ici nous avons de la capucine tubéreuse, des groseilliers à maquereau et des sauges ananas
Vue sur l’entrée, ici nous avons de la capucine tubéreuse, des groseilliers à maquereau et des sauges ananas
En fleur les sauges ananas
En fleur les sauges ananas
Et finalement quelques boutures d'armoise camphrée et cotonéaster
Et finalement quelques boutures d’armoise camphrée et cotonéaster

Nous avons beaucoup travaillé pour l’usine depuis début Août, sous le soleil et la chaleur et comme en ce moment encore à l’aménagement intérieur.

Notre usine fait 10m de long sur 3m de large, nous avons désormais 6 bacs bois de différentes tailles à l’intérieur et 10 bacs bois à l’extérieur qui tiennent la bâche.

Il a fallu retourner la terre une première fois, puis après évacuation de la première couche, pour nous assurer le bon niveau horizontal, recommencer une seconde fois puis mettre cette seconde couche de terre en tas. Nous avons ensuite construit la structure avant d’y mettre les premiers bacs et les remplir de terre à moitié.

Nous avons ensuite construit les bacs extérieurs.

La bâche a été montée, nous avons ainsi pu placer les bacs extérieurs pour qu’ils bloquent la bâche à l’extérieur.

La bâche montée, nous avons pu monter les bacs intérieurs et au fur et à mesure les remplir de terre afin de libérer l’espace pour y mettre soit d’autres bacs, soit des tréteaux accueillant les planches sur lesquelles nous ferons les semis dans nos auges ou pots.

Les derniers bacs se remplissent alors de la terre de la première couche retirée en Août. Ils seront tous remplis quasiment jusqu’en haut. Nous avons prévu pour ceux à l’extérieur la possibilité d’accueillir des filets anti-oiseaux (parce que nous sommes partageurs mais il y a tout de même des limites) et des voiles d’hivernage (protection du gel des fleurs en début de saison, comme par exemple pour des fleurs de fraises).

Nos douleurs sont à la hauteur de la tâche que nous avons menée pour l’usine, et pour tout le reste depuis le début de cette année 2016, mais nous en sommes assez fiers au vu des résultats, en particulier pour l’usine.

Elle est maintenant protégée des vents parfois violents tout ceci grâce à un filet brise-vent tout autour, et il nous reste à planter des arbustes ou arbres pour former une haie protectrice à terme (horizon 2 à 3 ans pour les arbustes, 5 à 7 ans pour les arbres).

Vue sur l'Usine, avec le brise-vent monté en protection
Vue sur l’Usine, avec le brise-vent monté en protection

Le projet usine se termine car il entre en production, l’usine des Permafraises est née, longue vie à elle…

Enregistrer

« Enfermons » nos fraises !

Une des nouveautés de cette année, avec toutes les autres, c’est de faire en sorte de bien organiser nos productions de fraises, en essayant au maximum de gérer l’espace de celles-ci, mais aussi de les protéger un peu du froid (pour les fleurs) et des prédateurs ailés (car ils sont revenus en masse cette année).

Que personne ne se méprenne, nous sommes extrêmement content de voir de plus en plus d’oiseaux revenir sur notre terrain, de beaucoup d’espèces et de tailles différentes, mais nous avons aussi un impératif de production. Nous avons donc choisi pour certains espaces, pas pour tous, de faire en sorte de cantonner nos pieds de fraises mais aussi de les protéger du froid et des oiseaux.

Nous avons donc construit durant l’été, des bacs bois en taille spécifique en fonction des espaces qui seront équipés. Ils permettront ainsi pour nous d’avoir un accès facilité à pied pour l’entretien et les récoltes, et la protection. Ils nous permettront aussi de faire un peu les comptes du nombre de pieds que nous possédons, de désengorger un peu les espaces ainsi réaménagés.

Nous aurons donc, avec les nouveaux bacs, une vingtaine d’emplacement équipés, avec souvent des espèces différentes de fraises. D’autres espaces sont laissés en l’état, sans bacs. Nous sommes prêts à partager un peu avec ceux qui nous aident gratuitement.

Ces bacs nous ont demandé un temps de préparation, construction et installation important, et nous espérons qu’ils rempliront leur office. Nous constatons d’ailleurs, en ce mois d’Octobre 2016, que pour certains déjà en place, c’est déjà le cas. Espérons donc qu’il en sera de même pour tous les autres.

Nous en profiterons donc pour combiner les cultures avec des bulbes (ail, oignon ou échalote, puis poireau quand le temps sera venu) et autre fleurs, dans ou à côté des bacs selon la taille.

Voici donc ce que ça donne, en photos diverses et variées, à différents moments de l’année 2016:

 

Si l’envie vous prend de venir voir par vous-mêmes ce que ça donne en réalité, sachez que vous le pouvez. Il suffit de nous prévenir afin d’être sûr de ne pas tomber sur une des rares journées où nous sommes absents. Ce sera avec grand plaisir que nous vous accueillerons et partagerons nos expériences et savoirs.

Profitez bien des photos…

Bilan du tunnel à grimpants pour 2016

Voilà, c’est l’heure, il faut le faire….

Comment finissons-nous l’année dans le tunnel à grimpants, avec beaucoup de fleurs, des aromatiques, des tomates et des mini-courges. Et oui, seulement des mini-courges.

Les pois, les haricots à rames et les courges n’ont pas du tout donné ce que nous espérions, il faudra analyser un peu tout ça et voir comment y remédier l’an prochain.

Par contre, malgré un démarrage compliqué, les plans de tomates ayant passé l’épisode mildiou et oïdium de Juin, nous avons eu des récoltes honorables et encore en ce moment, surtout sur les tomates jaunes poire.

Les aromatiques tiennent le choc, que ce soit les perpétuels ou les annuels.

Les courgettes n’ont pas bien tenu le choc, ni les autres courges, en étant soumis à presque 3 mois sans pluie et malgré l’arrosage que nous avons apporté. Nous n’avons sans doute pas pris la mesure de la sécheresse mais nous ne pensons pas que tout vient de la météo de cet été.

Nous avons sans aucun doute été en retard dans la préparation de la terre, ce qui a joué sur sa fertilité et donc la production au final. Cette fois-ci, nous serons prêts car le tunnel est en place et la terre aussi, même si nous allons apporter quelques petites modifications dont vous serez informés dès qu’elles auront été faites.

Voici donc les dernières photos concernant le tunnel à grimpants 2016:

Sommes-nous déçus du résultat ? Oui un peu.

Allons-nous recommencer l’an prochain ? Oui, c’est sûr, mais autrement.

Nous apprenons bien plus de nos échecs que de nos réussites ai-je entendu ou lu quelque part.

Si cet échec amène une meilleure réussite l’an prochain, alors nous pourrons dire que nous avons effectivement appris et amélioré notre système.

Pour le savoir, il faudra nous suivre aussi l’an prochain, il y aura aussi d’autres nouveautés, mais toujours le tunnel à grimpants.

Le retour « humble » de la petite maison dans la prairie [MAJ 27/11/2016]

Alors voilà, nous avons eu une intuition concernant nos réalisations de l’année, et nous avons donc choisi de réaliser quelque chose qui va grandement nous servir l’an prochain, plus au soleil.

Pourquoi la petite maison dans la prairie me direz-vous alors ?

Parce que nous avons construit une structure bois afin d’installer cette intuition. Et cette structure ressemble à ce que l’on pouvait voir dans cette série, lorsque le village entier construisait une maison pour et avec l’un de ses habitants. La comparaison s’arrête là, car désormais nous avons un nom pour ce « lieu ».

Et ce nom, c’est la « Cathédrale ». Bon, nos chevilles vont bien, pas gonflées du tout. En fait, ce nom s’est imposé tout seul, nous n’avons pas cherché, il est venu et nous l’avons gardé.

Nous aurons donc notre cathédrale sur le terrain, elle ne sera en rien religieuse, simplement porteuse de vie végétale, annuelle ou pérenne.

Voici donc quelques photos qui montrent un peu les détails de l’opération.

Nous comptons ici faire des annuelles comme des tomates, des poivrons, des aubergines et autres légumes fruits ou racines qui aiment la chaleur. Nous y mettrons aussi du pérenne, car pour nous, l’un sans l’autre n’a pas de sens.

Le tour extérieur sera aussi aménagé afin de protéger un peu des vents et de fournir de la diversité proche (aromatiques par exemple, fleurs, et autre légumes).

Voilà donc le début de l’aboutissement d’une partie du travail de cet été pour la saison prochaine.

La suite bientôt, lorsque la structure sera terminée…

[MAJ 19/10/2016]: nouvelles photos ajoutées montrant l’avancement du travail sur la structure, la terre ayant été nivelée à l’intérieur.

[MAJ 27/11/2016]: Nouvelles photos ajoutées concernant la bâche. Reste maintenant à aménager l’intérieur.

Ça repart, mais que c’est dur

Nous aurions pu crier victoire et ne pas tout dire et tout montrer, mais nous ne le ferons pas.

Nous pourrions pleurer et demander ce qui nous arrive, mais nous ne le ferons pas.

Nous allons simplement dire que sur cette expérience, nous avons des réussites, des échecs, des interrogations et des constats.

Le premier constat, pour le moment, c’est que lorsque la saison démarre de travers, voire complètement à l’envers, il est compliqué de rattraper le coup dans les semaines qui suivent.

Le second constat vient de ces fortes chaleurs, et pour nous peut-être le pire, pas de pluie significative depuis la Mi-Juin, voire pas de pluie du tout depuis quasiment 2 mois plein (et ça continue). Sans eau, rien ne pousse, rien ne fleurit, rien ne fructifie.

Les interrogations concernent nos courges, dont certaines ont fait un « one shot », un fruit et puis meurt. Nous faisons avec, mais notre interrogation est grande. Nous avons eu d’abord les pois courte-vie, les haricots à rames qui font les rames, quelques haricots et puis meurt, et finalement ces courges…

Les réussites sont nos fleurs, les lavatères par exemple, sont certaines courges (patisson) et les tomates qui ont bien tenu le choc et nous donnent encore des fruits (noire, jaune poire, cerise, green zebra). Les réussites sont aussi certains aromatiques qui tiennent bon (basilics) et d’autres qui se sont implantés (thym par exemple, sarriette, etc…).

Les échecs, ce sont tout de même les courges, du moins pour l’instant, qui ont végété depuis mi-Mai, n’ont jamais réellement pris en taille, mais qui en ce moment ont des velléités de redémarrage. Nous verrons bien.

Donc au final, le tout associé donne une expérience, pour cette année, en demi-teinte. Une expérience pas encore terminée, mais qui donne une drôle d’impression. L’impression de ne pas avoir fait tout ce que nous pouvions avec en même temps des éléments absolument indépendants de notre volonté. Le tout associé donne vraiment un goût bizarre…

Soit, nous verrons à la fin car ce n’est pas encore terminé, mais nous commençons déjà à réfléchir pour l’année prochaine concernant ce tunnel à courges ou plutôt ce tunnel à grimpants. Les nouvelles suivront bien sûr et seront publiées ici même.

En attendant, voici quelques photos du moment, pas de commentaires sous les photos, ça parle tout seul:

Tout n’est pas encore « perdu », nous irons jusqu »au bout pour voir et essayer de comprendre.

Sous la serre, ça rougit, ça se mange

Sous notre première serre, la verte, nous avons toujours nos plants de tomates qui nous font de belles tomates que nous mangeons régulièrement.

Ça mûrit de partout, en Ananas, Noire ou Roma, et bientôt en Cœur aussi nous l’espérons.

Nous sommes contents que ça fonctionne, nous en avons plus pris soin cette année, et de ce côté, nous sommes récompensés.

Voici donc quelques photos pour illustrer tout ceci:

Le soleil et la chaleur ont eu la peau d’une ou deux tomates, mais c’est resté anecdotique. Les punaises aussi s’essayent sur nos tomates. L’humidité est très bien régulée par notre couvre-sol en bois broyé.

Les conditions sont bonnes, les tomates sont là, elles sont bonnes et ça continue encore un petit moment…

Semis, bouture, culture et autres activités

Nous avons un nouvel outil, par encore complètement opérationnel car en cours de montage, afin de parfaire nos semis, nos boutures, nos cultures et pour mieux nous organiser.

Nous avons dégagé un espace afin de monter une serre supplémentaire, un espace d’une douzaine de mètre sur 4.

Il nous a fallu un certain temps pour y arriver, ensuite monter la structure de la serre et la mettre à l’horizontal, notre terrain étant en pente.

Une fois ceci fait, nous nous retrouvons avec environ 30m² exploitable à aménager à l’intérieur. Il y aura des bacs en bois fait maison, des tréteaux avec planche pour les semis et sans doute une petite réserve de terreau et tourbe blonde. Des cultures y trouveront aussi leurs places dans les bacs, ainsi que des boutures.

Nous avons donc du, avec la biobêche, décompacter une première couche de terre, la plus fertile et la stocker à côté. Nous avons ensuite décompacter de nouveau et enlever une seconde couche de terre pour faire le lit de la serre. La pente nous obligeait à cet exercice dur physiquement, mais indispensable.

Comme c’est la 4ème structure de serre que nous montons, le temps de se remettre dans le bain fut rapide et celle-ci fut montée en une après-midi à 2.

Elle sera prochainement protégée par un filet coupe-vent tendu tout autour, car nous n’avons pas de haie pour la protéger efficacement du vent, surtout des vents forts et tempétueux. Ce filet servira aussi à protéger les boutures qui attentent leur place en terre et qui formeront la haie protectrice. Il protégera aussi nos rhubarbes et diverses autres plantes.

Nous avons commencé début Août (les photos de début des travaux datent du 6 Août 2016) et nous sommes toujours en cours de finalisation (dernières photos du 30 Août 2016).

Sans plus attendre, voici donc quelques photos de la réalisation (toujours en cours):

[Vous pouvez voir ces photos en diaporama simplement en cliquant sur l’une d’entre elles]

Un article sera consacré à son entrée en production (semis, bouture, culture) dès que ce sera le cas, et que nos muscles nous le diront aussi…

Bon visionnage.

Une méthode de multiplication des plants de fraises

Voici une des méthodes que nous utilisons pour multiplier nos plants. Elle est extrêmement simple, de nombreuses personnes l’utilisent.

Nous avons un certain nombre de plants de fraises Ananas (Pineberry), que nous avons acquis l’an dernier, qui ont sorti en masse des stolons et nous permettent ainsi, rapidement, de multiplier notre nombre de plants sur cette espèce. L’inconvénient pour nous, c’est qu’ils en ont sorti énormément et ont donc débordé allègrement de leur zone de culture. Il fallait donc trouver une solution simple, rapide et efficace afin de récupérer le plus possible de plans.

Voici notre solution en photos:

Chaque photo de « caisse » représente entre 20 et 50 pieds nouveaux, mais nous faisons notre calcul sur 20 pour 12 caisses, ce qui devrait nous donner environ 240 pieds nouveaux dans nos « caisses ». Nous estimons avoir aussi sur la butte le même nombre de pieds nouveaux, soit 480 pieds nouveaux.

Nous en avions 40 au départ, nous voici donc potentiellement avec plus de 500 pieds dès la saison terminée. Une nouvelle butte attend de les recevoir, et nous pourrons alors donner le nombre exact de pieds nouveaux pour les fraises Ananas.

Notre méthode est simple, elle consiste en une auge de chantier (une petite auge) percée au fond, avec une autre auge en dessous (la même) non percée. La première reçoit donc le mélange adéquat (tourbe+terreau+sable) pour permettre aux plants de faire leurs racines. La seconde sert uniquement de réserve d’eau. Le tout fait un petit investissement, c’est sûr, mais c’est d’un pratique absolu dans notre situation. Les plants ne sont pas mouillés pour dessus et continuellement alimentés en eau par dessous (la terre restant humide longtemps entre le mélange et l’eau disponible). Même en cas de temps très chaud, nous n’avons pas vraiment de signe de mortalité pour l’instant, même si certaines feuilles deviennent sèche.

Voilà notre petite méthode à nous (et peut-être aussi à d’autres) pour la multiplication de plants.